La réforme des retraites des Vétérinaires

Etude de cas

Il y a 20 ans, les vétérinaires osaient la réforme des retraites.

 

Le moment est venu de faire le point sur cette réforme qui avait pour objet d’anticiper les difficultés du régime complémentaire.

 

  • Quelles étaient les difficultés à surmonter ?
  • Comment assurer l'équilibre et la pérennité du régime...sans décourager les cotisants.
  • Quel est le bilan aujourd'hui ?

 

Retour sur des choix audacieux qui surent combiner sécurité et performance.

 
 

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Etude de cas - Réforme Régime Retraite Complémentaire Vétérinaires
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1) Pourquoi cette réforme, en 1999, quels étaient les enjeux ?

 

  • Un régime complémentaire en état de déficit technique depuis 1984
    • rendement pratiqué (16 %) largement supérieur au rendement dit « d’équilibre » (12 %) qui égalise mécaniquement les cotisations et les prestations.  

  • En 1994, le bilan du Régime Complémentaire de la Caisse devient négatif pour la première fois
    • Les cotisations et les revenus des réserves ne couvrent plus les prestations à verser aux confrères retraités et le budget de fonctionnement de la Caisse. L’actif passe alors de 121 000 K€ à 119 000 K€. 

 

​​2) Une nécéssité de revenir à l'équilibre mais sans décourager les cotisants

 

  • Difficulté pour réussir la réforme : Les cotisations facultatives représentaient 33 % des cotisations encaissées.

 

  • Autrement dit, nous risquions de perdre un tiers des recettes si les vétérinaires cessaient d’adhérer aux caisses facultatives. 

 

3) Le choix d'une réforme "coup-de-poing" plutôt que d'une réforme progressive.

 

  • plus difficile à faire accepter
  • mais plus efficace avec une amélioration immédiate.

 

 

Bilan en 2019 : des résultats probants !

 

■ Démographie

On note 1 576 cotisants de plus que prévu (+ 36,3 % au lieu de
+ 16,6 %). Cela est sans doute dû à la montée en puissance des collaborateurs libéraux, catégorie d’actifs qui n’existait pas en 1996. C’est une bonne chose. Les autres paramètres démographiques ont évolué comme le prévoyait l’étude actuarielle.

 

■ Paramètres financiers

L’ensemble est conforme aux prévisions actuarielles. En particulier le niveau des réserves (5 ans et 4 mois à fin 2015) qui est très proche du maximum prévu malgré deux crises financières importantes.
Cela montre que les cotisants font toujours massivement confiance

à leur caisse de retraite. Il n’y a pas eu de glissement vers le choix de cotisations minimales. C’est une bonne chose.

 

■ Des efforts partagés entre cotisants et retraités

Compte tenu de l’inflation les retraités ont subi une perte réelle
de pouvoir d’achat de 22 %. Les cotisants ont supporté une hausse de 92 % du prix d’achat du point de retraite, hausse en partie compensée par l’augmentation de leurs revenus (+ 58 % pour les hommes ; + 72 % pour les femmes) et par la déduction fiscale, cette dépense étant une charge professionnelle.